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NOTE DU TRADUCTEUR (Version 4.2)
Voici une première traduction française du Book of Shadows de Gérald Gardner et Doreen Valiente, les deux sorciers à l'origine de la renaissance wiccane au vingtième siècle.



Ce BoS est le plus ancien document du genre, et certains de ses fragments semblent remonter au Temps des Bûchers. L'essentiel du texte aurait été transmis à Gerald Gardner vers 1939, par la grande prêtresse du Convent de New Forest, Lady Dorothy Clutterbuck.
Le texte est un collage de fragments d'origines et d'âges divers, remaniés par Gardner, et incluant les belles oraisons versifiées par Doreen Valiente (dont le Credo wiccan, la Rune des sorcières et la Charge de la Déesse). J'ai tenté autant que possible de rendre l'esprit de l'original, ses brusques sauts entre entre la prose et la poésie, entre l’anglais ancien et moderne, entre le trivial et le sublime.
Si le texte est parfois obscur, c'est que les oraisons ne sont qu'une partie des rituels, qui incluent des gestes et des outils magicques de toutes sortes. Ces détails sont absents du texte original, mais ont été révélés dans les ouvrages de Gerald Gardner, Doreen Valiente, Janet et Stewart Farrar. Pour ma part, je préfère taire ces secrets. En ce domaine, rien ne vaux la transmission orale et une initiation intensément vécue.
Si le lecteur apprécie ce texte, il peut le diffuser librement (en tout ou en partie) à condition de m'attribuer la traduction et de reproduire la présente notice.
Les commentaires sont bienvenus, et peuvent me parvenir via le courrier électronique d'un ami:
alexandr@yorku.ca
(C) Cédric Lelièvre,
Solstice d'été 1999.


LIBER VMBRARVM



Avertissement


Garde un Liure escrit de ta plume.
Laisse tes freres & soeurs copier ce qu'ils ueulent;
mais iamais ne te separe du Liure, & iamais ne conserue les escrits des aultres,
car si leur escriture estoit reconnue,
ils pourroient estre emmenés & torturés.
A cette cause,
chacun conseruera ses escrits
& les detruira en cas de danger.
Apprend par coeur tout ce que tu peux,
& recris le Liure une fois le danger passé.

Lorsque quelqu'un meurt en laissant son Liure,
tu le détruiras.
S'il estait trouué,
le Liure serait une preuue suffisante contre lui,
& sachant
« qu'il n'est poinct de sorcier isolé »,
ce serait peril pour ses amis.
Ainsi,
detruis tout ce qui est superflu.

Si l'on trouue ton Liure sur toi,
icelle preuue ne suffeist que pour toi seul,
& tu pourrois estre torturé.
Gardes-toi de toute pensée sur le culte;
pretend que tu as eu quelque cauchemar,
qu'un démon t'as forcé à escrire cela sans que tu ne t'en rendes compte.
Pense en toi-mesme:
« ie ne says rien & rien ne me souuiens.
I'ai tout oublié. »
Tache de t'en conuaincre. Si les supplices sont insupportables,
dicts:
« ie confesserai,
car ie ne puis endurer ces tourments.
Que uoulez-uous que ie dise?
Dictes & i'admettrai ».
S'ils tentent de te faire auouer des chimeres,
tel que uoler dans les airs,
conuerser auecques le Diable,
sacrifier des enfants
& manger de la chair humaine,
tu seras liberé des tourments en disant:
« i'ay eu quelque cauchemar,
ie n'estois pas moi-mesme,
i'estois fol. » Tous les magistrats ne sont pas méchants.
Auecques des circonstances attenuantes,
ils pourroient se montrer misericordieux.

Si tu nous as denoncé,
retractes-toi;
dicts que tu as bafouillé soubz la torture,
que tu ignorois ce que tu faisois ou disois.
Si tu es condamné,
ne crains pas.
La Fraternité est puissante.
Ils pourraient t'aider à t'echapper si tu restes inebranlable.
SI TV NOVS TRAHIS,
IL N'Y A AVCVN ESPOIR EN CETTE VIE OV DANS LA PROCHAINE.

Si tu restes inebranlable iusqu'au bucher,
il est certain que des drogues t'aideront.
Elles paruiendront iusqu'à toi & t'engourdiront.
Et si tu trepasses,
qu'est-ce qui t'attends au-dela? L'extase de la Déesse.
Il en ua de mesme pour les outils de trauail;
qu'ils soyent des obiets courants que n'importe qui peut auoir chez soy.
Que les pentacles soyent de cire,
afin qu'ils fondent ou cassent aisément.
N'ays point d'epée,
à moins que ton rang ne t'y autorise,
& ne graue de noms ou de marques sur quoy que ce soit.
Inscris les noms
& les marques à l'encre puis effaces-les sitost que les outils sont consacrés.

Ne iamais se uanter,
ne iamais menacer,
ne iamais souhaiter du mal à qui que ce soyt.
Lorsque l'on iacasse à propos de l'Art,
dicts: « ne me parles pas d'une telle chose,
cela m'effraye.
C'est malchance que d'en parler ».


I. Du rituel d’ouverture


1. Le credo des sorciers


Oyez les paroles des sorciers:
Notre secret caché dans la nuit
Lorsque le chemin était sombre
Nous le révélons en ce jour d'hui.
Devant l'eau et le feu mystérieux
Par la terre et le souffle de l'air
Par la quintessence de l'esprit
Gardez silence, veuillez vous taire
Les renaissances de la nature
Le passage des hivers et printemps
Nous communions avec ce qui vit
Et fêtons dans un cercle hors du temps
Quatre fois l'an viennent les grands sabbats
Et les sorcières dansent avec entrain
Aux premières récoltes, à la Chandeleur
À la fête du mai et la Toussaint.
Quand les jours et les nuits s'égalisent
Quand l’Astre est au zénith ou nadir
Les sabbats mineurs sont convoqués
Et les sorcières vont s'ébaudir
Treize lunes et cycles féminins
Treize sorcières dans un convent
Treize crépuscules pour s'ébattre
Tout cela en un jour et un an
Transmis depuis les âges anciens
Passant entre l'homme et la femme
Passant d'un siècle à un autre
Depuis le commencement des âmes
Quand le cercle magicque est tracé
Par le glaive ou l'athamé puissant
Ses frontières traversent deux mondes
Pour cette heure vers les ombres il descend
Ce monde n'a aucun droit de le voir
Et le monde d'en-bas point ne trahis
Les Dieux anciens y sont invoqués
L'œuvre magicque y est accomplie
Il y a deux piliers mystiques
Qui le seuil du temple avoisinent
Tous deux sont puissances naturelles
Des formes et des forces divines
Sombre et lumineux en succession
Les opposés l'un contre l'autre
Représentent le Dieu et la Déesse
Grâce aux aïeux cette foi est nôtre.
La nuit c'est le cavalier des vents
Le Dieu cornu, seigneur des ombres
Et le jour c'est le roi des forêts
Habitant les clairières et les combes
Elle est jeune ou vieille à sa guise
Sur la barque nuageuse elle vogue
Ronde dame argentée de minuit
Sombre matrone et mystagogue
Le Maître et la Maîtresse de l'Art
Habitent les tréfonds de l'esprit
Immortels et toujours renouvellés
À volonté ils libèrent ou lient
Ainsi, bois le vin des Dieux anciens
Et danse, et aime en leur honneur
Jusqu'au jour où ils te recevront
Dans la paix, à la fin de tes heures
Fait ce que voudras, c'est le défi
Mais à personne ne fait de mal
Voilà le commandement unique
Que les Dieux t'enseignent l'idéal
le credo wiccan en huit mots pieux:
Si nul n'est lésé, fait ce que veux



2. Bénédiction de l’eau et du sel


Je t'exorcise, ô créature aqueuse,
afin que tu chasses de toi toute impureté et toute malpropreté des esprits des mondes fantasmatiques;
aux noms de Cernunnos et d'Aradia.
Que cette créature saline soit bénie.
Que toute malignité et tout obstacle en soient chassé,
et que tout bienfaits y pénètrent.
Ainsi je te bénis afin que tu puisses m'assister,
aux noms de Cernunnos et d'Aradia.
Et souviens-toi que si l'eau purifie le corps,
c'est l’escourge qui purifie l'âme.



3. Évocation du cercle


Je te conjure, ô cercle de pouvoir,
afin que tu sois un lieu de rencontre pour l'amour,
la joie et la vérité, un bouclier contre tout maux et toute méchanceté,
une frontière entre le monde des hommes et le royaumes des Puissances,
un rampart et une protection qui préservera et contiendra le pouvoir que
j'accumulerai en toi.
Ainsi je te bénis et te consacre,
aux noms de Cernunnos et d'Aradia.



Oyez, seigneurs de la Tour de l'Est,
seigneurs de l'Air.
Je vous convoque,
vous éveille et vous appelle pour observer mes rites et garder le cercle.

Oyez, seigneurs de la Tour du Sud,
seigneurs du Feu.
Je vous convoque,
vous éveille et vous appelle pour observer mes rites et garder le cercle.

Oyez, seigneurs de la Tour de l'Ouest,
seigneurs de l'Eau,
seigneurs de la mort et de l'initiation.
Je vous convoque,
vous éveille et vous appelle pour observer mes rites et garder le cercle.

Oyez, seigneurs de la Tour du Nord,
seigneurs de la Terre,
gardiens du portail boréal.
Ô puissant Dieu, ô bonne Déesse,
je vous convoque,
vous éveille et vous appelle pour observer mes rites et garder le cercle.


II. De l’invocation des Dieux


1. Invocation de la Déesse Mère


Bénis soient les pieds qui t'ont conduit en cette voie.
Bénis soient les genoux qui se poseront devant l'autel sacré
Bénis sois la matrice sans qui nous ne serions pas.
Bénis soient les seins formés dans la beauté
Bénis soient les lèvres qui diront les noms de joie.

Je t'invoque et t'appelle, ô notre puissante Mère,
Source de toute fécondité.
Par les semences et les racines,
Par le bourgeon et la tige,
Par la feuille, la fleur et le fruit,
Par la vie et l'amour,
Je t'invoque pour que tu descendes
Dans le corps de ta servante et prêtresse.


Salut Aradia! De la corne almalthéenne
Verse ton amour.
Je m'incline bien bas Devant toi,
et je t'adore jusqu'au trépas
Avec un sacrifice à ton trône de souveraine.
Tes pieds sont pour mes lèvres,
et ma prière païenne
S'élève avec l'encens.
Offre ton amour,
O Puissance,
et descend à mon secours
Car sans toi je suis perdu et j'ai grand’ peine.


De la Mère sombre et divine
J'ai le fouet et le baiser
L'étoile d'amour tant désirée
Et je te charge par ce signe



2. La Charge de la Déesse


Écoutez les paroles de la Déesse Mère
Jadis appellée Brid, Isis et Mélusine
Dana et Aradia, Freya et Déméter
Et invoquée sous milles autres noms sublimes :

Lorsque vous en sentez le besoin ou désir
Une fois par mois, surtout à la lune pleine,
En quelque endroit secret il vous faut réunir
Pour m¹adorer en esprit, moi la Souveraine,
Moi que tous les sorcières et sorciers admirent.
Ceux qui veulent tout savoir des pratiques anciennes,
Ceux qui aiment l¹Art et veulent encor découvrir,
Ils sauront et verront des choses surhumaines.

Vous serez libérés de tout esclavage,
Et comme signe de votre affranchissement
Vous me célébrerez vêtus des seuls nuages;
Et vous danserez, chanterez en festoyant,
Jouerez de la musique et ferez lutinage.
Ainsi vous m¹honorerez délicieusement,
Car l¹extase spirituelle est mon partage
Et mienne aussi est la joie des corps exultants,
Car ma loi est amour pour les êtres et les âges

Conservez la pureté de votre idéal
Tendez toujours vers lui. Faites votre chemin
Sans être arrêté ou détourné par le mal.
Mienne est la porte du Royaume élyséen
Mienne est la coupe de vie et le saint Graal,
Le chaudron de Korridwann et la vie sans fin.

Je suis la bonne, la généreuse Déesse
Qui offre à tous les c¦urs le cadeau de la joie.
Sur terre, l¹éternité de l¹esprit je professe
Comme j¹enseigne la paix après le trépas
Je refuse les sacrifices sous toutes espèces
Car je suis Mère. Les vivants viennent de moi
Et j¹inonde toute la terre de tendresse.
Écoutez la voix de la Déesse étoilée,
Aux pieds duquelle trônent les hôtes célestes
Et dont le corps encercle l¹univers entier :

C¹est moi qui suis la beauté de la verte Terre
Et la Lune blanche sous son dais constellé
Des abysses marines je suis le mystère.
Je suis ce désir en ton âme appelé.
Lève-toi et viens à moi. Point ne délibère.
Car je suis l¹âme de la Nature incarnée
Je suis celle qui donne vie à l¹Univers
Tout procède de moi et veut y retourner.
Devant ma face, aimée des Cieux comme de la Terre,
Et dans les ravissements de l¹infinité
Tu verras le divin en toi qui se libère

Que mon culte égaye les coeurs attristés
Car l'amour et les plaisirs sont ma liturgie.
Ayez en vous de la force et de la beauté,
Du pouvoir et de la compassion aussi.
Ayez de l'honneur comme de l'humilité,
De la révérence et de la plaisanterie.

Et toi qui penses me chercher, tu dois savoir
Que ta quête et tes beaux projets seront déçus
À moins que tu ne traverses le miroir.
Si à l¹intérieur de toi tu n¹as pas vu
À l¹extérieur de toi tu ne saurais voir
Car je suis avec toi depuis le tout début
Et je suis trouvée à la fin du vouloir.

Bagahi laca bachahé
Lamac cahi achabahé
Karrelyos
Lamac Lamec bachalyos
Cabahagi sabalyos
Baryolas
Lagozatha cabyolas
Samahac et famyolas
Harrahya!

3. Invocation du Grand Cornu


Grand Dieu Cernunnos, reviens sur terre parmis nous.
Réponds à mon appel et montre toi à tous.
Pasteur des chevreaux, sur les sentier montagneux,
Mène ton troupeau du soir au jour lumineux.
Oubliées sont les voies du rêve et de la nuit.
L'homme cherche mais a des yeux de chauves-souries.
Ouvre la porte, la porte sans clefs, sans huis,
Le portail onirique qui conduit à toi
. Ô Pasteur des chevreaux, je t'en prie, réponds-moi.
Akhera goiti - akhera beiti!



4. Rune des sorcières


Eko, eko, Azarak,
Eko, eko, Zomélak,
Eko, Eko, Cernunnos,
Eko, Eko, Aradia!
Sombre nuit, lune argentée
Est, puis Sud, puis Ouest puis Nord
Oyez le chant des sorciers
Nous venons jeter nos sorts
Terre et eau, air et feu
Baguette et glaive et denier
Opérez comme je veux
À mes ordres obéissez!
Encens, fouet, couteau, quipoux
Par le pouvoir de la lame
À la vie éveillez-vous
Venez assister mon charme!
Reine des Cieux et des morts
Chasseur cornu de la nuit
Prêtez pouvoir à nos sorts
Renforcez notre magie!
Par la terre, par l'océan
Par la lune et le soleil
Ainsi soit fait notre chant
Qu'il réalise des merveilles
Eko, eko, Azarak,
Eko, eko, Zomélak,
Eko, Eko, Cernunnos,
Eko, Eko, Aradia!


III. Des consécrations


1. Consécration du vin


Comme l'athamé est masculin
la coupe est féminine.
Conjointement ils deviennent une seule vérité.


2. Consécration des gâteaux


Ô Reine très secrète,
bénis cette nourriture en nos corps;
prodigue la santé,
la richesse, la force,
la joie et la paix,
et la réalisation de l'amour qui est parfait bonheur.


3. Consécration de l’athamé


Je te conjures,
ô athamé,
par les noms d'Abrahach, Abrach et Abracadabra,
afin que tu serves de force dans tous mes travaux magicques
et de défense contre mes ennemis visibles et invisibles.
Je te conjure encore par le saint nom d'Aradia et le saint nom de Cernunnos.
Je te conjures, ô athamé,
afin que tu me protèges contre toute adversité,
ainsi viens-moi en aide maintenant.
Je te conjures, ô athamé d'airain,
par le puissant Dieu et la bonne Déesse,
par les cieux, les étoiles et les esprits qui président sur eux.
Reçois une vertue telle que tu accomplisses mes désirs en toutes choses où je t'utilise,
par le pouvoir d'Aradia et de Cernunnos.


4. Consécration des outils magicques


Aradia et Cernunnos,
daignez bénir et consacrer ce pentacle
(bollène,
calice,
baguette,
encensoir,
martinet,
cordons, etc.)
Qu'il acquierre par vous les vertues requises pour tout acte d'amour et de beauté.
Aradia et Cernunnos, bénissez cet outil préparé en votre honneur.
(pour le martinet et les cordons, ajouter)
« ...afin qu'il serve à bon usage et pour votre gloire. »


IV. Du rituel de clôture


Oyez, seigneurs de la Tour de l'Est,
seigneurs de l'Air.
Je vous remercie d'avoir assisté à nos rituels,
et alors que vous retournez dans vos beaux et doux royaumes,
je vous dit salut et adieu!


Oyez, seigneurs de la Tour du Sud,
seigneurs du Feu.
Je vous remercie d'avoir assisté à nos rituels,
et alors que vous retournez dans vos beaux et doux royaumes,
je vous dit salut et adieu!


Oyez, seigneurs de la Tour de l'Ouest,
seigneurs de l'Eau,
seigneurs de la mort et de l'initiation.
Je vous remercie d'avoir assisté à nos rituels,
et alors que vous retournez dans vos beaux et doux royaumes,
je vous dit salut et adieu!


Oyez, seigneurs de la Tour du Nord,
seigneurs de la Terre,
gardiens du portail boréal.
Ô puissant Dieu,
ô bonne Déesse,
je vous remercie d'avoir assisté à nos rituels,
et alors que vous retournez dans vos beaux et doux royaumes,
je vous dit salut et adieu!


V. Des Sabbats


1. Samhain


Redoutable Seigneur des ombres,
Dieu de Vie et Donneur de Vie,
Dont la connaissance est connaissance de la mort,
Ouvre grand, je t’en prie,
Le portail que tous doivent franchir.
Que les chers disparus
Reviennent en cette nuit
Pour se rejouir à nos côtés.
Ô toi, le Consolateur,
Le Lénifiant et le Pacificateur,
Quand le temps viendra,
Et il viendra,
Nous entrerons en ton Royaume sans pleur et sans peur,
Car nous savons que reposés et revigorés avec les nôtres
Nous renaîtrons encore
Par ta grâce, et celle de la Grande Mère.
Fait que ce soit au même lieu
Et à la même époque que nos êtres chers
Afin que nous nous rencontrions,
Sachions et nous rappellions,
Et que nous aimions de nouveau.
Descend, nous t’en prions, sur ton prêtre et serviteur.
Voyez, l’Ouest est Amenti,
le Royaume de la Mort,
où plusieurs de nos êtres chers sont allé se reposer et se régénérer.
En cette nuit nous communions avec eux,
et alors que notre Demoiselle les accueille au portail occidental,
je vous invite,
frères et soeurs dans l’Art,
à invoquer l’image des bien-aimés en vos cœurs et esprits.
Ainsi notre accueil saura-t-il les rejoindre.
Ce mystère cache un autre mystère.
Car le lieu de repos entre les vies est aussi Ker-Arianrod,
le Château de la Roue Argentée,
suspendu au dais des étoiles qui tournent au-delà du vent nordique.
Là règne Arianrod, la Dame Blanche, dont le nom signifie:
« roue argentée ».
C’est vers ce but que nous invitons nos êtres chers.
Que la Demoiselle les guide en se dirigeant de façon sinistrogyre vers le centre.
En effet, la spirale de Ker-Arianrod conduit vers la nuit et le repos,
et poursuit une voie inverse à la route du soleil.
Ceux qui t’accompagnent sont bienvenus à notre festival.
Qu’ils nous côtoient dans la paix.
Et toi, Demoiselle, reviens sur le sentier spiralé afin de rejoindre tes frères et soeurs.
Procède de façon dextrogyre,
vers l’extérieur de Ker-Arianrod,
car la route solaire est la voie de la renaissance.


2. Solstice D'hiver


Que les hommes tirent à la courte -paille.
Tu es le Roi-Houx, Dieu de l’année décroissante.
Demoiselle, apporte sa couronne!
Tu es le Roi-Chêne, Dieu de l’année croissante.
Demoiselle, apporte sa couronne!

- Mon frère et moi avons été couronnés et sommes prêt à rivaliser.
Mais où est le Notre-Seigneur le Soleil?
- Notre-Seigneur le Soleil est mort!

Reviens, oh reviens!
Dieu-Soleil, Dieu de Lumière,
Reviens!
Tes ennemis se sont enfuis,
Tu n’as plus d’ennemis.
Ô adorable protecteur,
Reviens, reviens!
Reviens auprès de ta sœur,
De ton épouse qui t’aime.
Ne t’écartes -pas de nous.
Ô mon frère, mon compagnon,
Reviens, reviens!
Quand tu te caches
Mes yeux te cherchent
Mes pieds battent la terre pour te trouver!
Les Dieux et les hommes
Prient ensemble pour toi
Dieu-Soleil, Dieu de Lumière,
Reviens!
Reviens auprès de ta sœur,
De ton épouse qui t’aime.
Reviens! Reviens! Reviens!

Reine de la Lune, Reine du Soleil
Reine des Cieux, Reine des Etoiles
Reine des Eaux, Reine de la Terre
Donne-nous l’Enfant promis!

C’est la GrandeMère qui Lui donne naissance
C’est le Seigneur de la Vie qui renaît
Pleurs et ténèbres seront dissipés à l’aube,
Lorsqu’il se lèvera.

Soleil doré des collines et montagnes
Illumine la terre, illumine le monde
Illumine les mers, illumine les rivières
Que les peines disparaissent,
Joie sur le monde!
Bénie soit la Grande Déesse
Sans commencement ni fin
Immortelle et éternelle
Io Évo Hé! Bénie soit-elle!
Io Évo Hé! Bénie soit-elle!
Io Évo Hé! Bénie soit-elle!

Alors que le Dieu Soleil est au nadir de sa puissance et de sa majesté,
l’année descendante est révolue, et le règne du Roi-Houx prend fin.
Le Soleil renaît et l’année croissante commence.
Le Roi-Chêne doit sacrifier son frère et régner sur la terre jusqu’au zénith de l’été,
lorsque son frère renaîtra.

L’esprit du Roi-Houx nous a quitté,
et repose à Ker-Arianrod, le Château de la Roue Argentée.
Il y demeurera jusqu’au jour où la rotation de l’année ramènera la saison de son règne.
Puisque l’esprit nous a quitté,
que celui d’entre-nous qui l’a représenté soit libéré de sa tâche.


3. La Chandeleur


Redoutable Seigneur de la Mort et la Résurrection,
Maître de la Vie et Donneur de vie,
Seigneur à l’intérieur de nous-même,
Dont le nom est Mystère des mystères,
Conforte nos coeurs.
Que ta Lumière se cristallise en notre sang,
Assurant notre résurrection.
Car il n’est partie de nous qui ne soit divine
Descend, nous t’en prions, sur ton prêtre et serviteur.
Bénis sois-tu.

Voyez la Déesse triforme,
Celle qui est toujours Triple - Demoiselle, Mère et Matrone,
Quoique toujours Une.
Car sans printemps, point d’été;
Sans été, point d’hiver;
Sans hiver, point de nouveau printemps.

Ainsi nous bannissons l’hiver;
Ainsi nous accueillons le printemps,
Disons adieu à la mort,
Et saluons les vivants.
Ainsi nous bannissons l’hiver;
Ainsi nous accueillons le printemps


4. Ostara


Nous allumons aujourd’hui ce feu En présence des Dieux
Sans malice, sans jalousie, sans envie Sans craindre rien sous le Soleil
Hormis les Dieux Très-Hauts.
Nous t’invoquons, ô Lumière de vie.
Sois pour nous une brillante flamme
Sois une étoile scintillant sur nos têtes
Sois un clair sentier sous nos pas.
Embrase-toi en nos coeurs
Flamme d’amour pour le prochain,
Pour nos adversaires, nos amis, nos parents,
Pour tous les hommes sur la vaste terre,
Du plus petit vivant Jusqu’au Nom le plus Haut,
Ô gracieux fils de Korridwann,
Ô Soleil, armes-toi pour conquérir les Ténèbres!


5. Beltaine


- Le Feu de Bel est éteint, et le Roi-Chêne est mort.
Il a embrassé la Grande Mère et il a succombé à son amour.
Il en est ainsi d’année en année depuis le commencement des temps.
Comme meurt le Dieu de l’année montante, tout meurt avec lui.
Les champs sont déserts, les arbres fruitiers sont dépouillés, et la Grande Mère est stérile.
Que ferons nous pour que le Roi-Chêne revienne?
- Rallumons le feu de Bel!
- Ainsi soit fait. Que chacun prenne une chandelle et s’alimente au feu de Bel.
Reviens-nous, Roi-Chêne, afin que la terre retrouve sa fertilité.

Je suis le cerf aux andouillers septuples
Je suis la crue des rivières sur la plaine
Je suis le vent qui réchauffe l’eau profonde
Je suis les larmes brillantes du soleil
Je suis le faucon sur la falaise
Je suis la blancheur du muguet
Je suis le Dieu qui enflamme les esprits

N’en parle pas au prêtre de notre Art
Qui y verrait quelque péché
Mais nous irons dans la forêt nuitamment
Et nous appelerons l’été!
Et nos bouches ramèneront une bonne nouvelle
Pour les femmes, les troupeaux et les céréales
Aujourd’hui le Soleil surgit du midi
Accompagné du Chêne, du Frêne, de l’Aubépine!

Gardien de cette demeure,
veille sur elle dans l’année qui vient,
jusqu’à ce que le feu de Bel s’éteigne et se rallume de nouveau.
Béni cette maison et soit béni par elle.
Que tout ceux qui vivent ici et tous leurs invités prospèrent sous ce toit.
Ainsi soit fait!


6. Solstice D'ete


Que les hommes tirent à la courte -paille.
Tu es le Roi-Chêne, Dieu de l’année croissante.
Demoiselle, apporte sa couronne!
Tu es le Roi-Houx, Dieu de l’année décroissante.
Demoiselle, apporte sa couronne!

Alors que le Dieu Soleil est au zénith de sa puissance et de sa majesté,
l’année croissante est révolue, et le règne du Roi-Chêne prend fin.
Alors que le Dieu Soleil est au zénith de sa splendeur,
le Roi-Houx doit sacrifier son frère et régner sur la terre jusqu’au nadir de l’hiver,
lorsque son frère renaîtra.

Dansez, ô ma Dame, sur la tomb’ du Roi-Chêne,
Pour la moitié de l’an, il dort en vous sans peines.
Dansez, ô ma Dame , comme naît le Roi-Houx,
Il a tué son jumeau pour nous sauver du joug.
Dansez, ô ma Dame , à la gloir’ du Soleil,
Ses rayons donne aux champs, des fleurs couleur de miel.
Dansez, ô ma Dame , avec votre athamé,
Appelez le soleil, qu’il bénisse vos prés.
Dansez, ô ma Dame , en rond la Roue d’argent,
Car le Roi-Chêne dort, il guérit lentement.
Dansez, ô ma Dame, au règne du Roi-Houx,
Car son frère bientôt, reviendra parmis-nous.
Dansez, ô ma Dame , sous la lune vermeille,
Par votre triple nom si doux à nos oreilles.
Dansez, ô ma Dame , sur la terre qui s’élance,
Car la naissance est mort, et la mort est naissance.
Dansez, ô ma Dame, au zénith du soleil
Car malgré sa splendeur, il meurt, il s’ensommeille.
Dansez, ô ma Dame, aux cycles de l’années
À ses fluctuations, vous devez vous plier.
Dansez, ô ma Dame!
Dansez, ô ma Dame!
Dansez, ô ma Dame!

L’esprit du Roi-Chêne nous a quitté, et repose à Cair-Arianrod,
le Château de la Roue Argentée.
Il y demeurera jusqu’au jour où la rotation de l’année ramènera la saison de son règne.
Puisque l’esprit nous a quitté,
que celui d’entre-nous qui l’a représenté soit libéré de sa tâche.
Que les feux de la Saint-Jean brillent à nouveau!
Puissance des Cieux,
Pouvoir du Soleil, nous t’invoquons sous tes Noms anciens :
Belenos, Arthur, Lugh.
Reviens en ton domaine comme autrefois.
Soulève ta brillante javeline et protège-nous.
Dissipe les forces des ténèbres.
Donne-nous des forêts luxuriantes, des champs verdoyants,
des vergers en fleurs et des blés mûrs.
Conduis-nous sur ta colline d’observation et montre-nous la voie vers le doux royaume des Dieux.

De la javeline au chaudron, de la lance au Graal,
de l’esprit à la chair, de l’homme à la femme, du Soleil à la Lune.
Le Soleil, Seigneur de la Vie,
se lève avec force dans le signe de l’eau de Vie.
Ainsi, danse devant le Chaudron de Korridwann,
la Déesse, et sois béni au contact de cette eau consacrée.


7. Lughnassad


Notre puissance Mère à tous, ô toi, source de toute fécondité,
donne nous des fruits, des grains, des troupeaux et une progéniture afin de nous fortifier.
Par la rose de ton amour, veuille descendre sur ta prêtresse et servante.

Formez un cercle, ô enfants de la récolte!

- Voyez, le Roi-Houx est mort, Lui qui est aussi le Roi-Maïs.
Il a embrassé la Grande Mère et il a succombé à son amour.
Il en est ainsi d’année en année depuis le commencement des temps.
Comme meurt le Dieu de l’année descendante,
tout meurt avec lui, et ce qui sommeille au sein de la terre pourrait dormir à jamais.
Que ferons-nous pour que le Roi-Houx revienne?
- Donnez-nous le pain de vie à manger,
et la renaissance succèdera au sommeil.
- Ainsi soit fait!

Reviens-nous, Roi-Houx, afin que la terre soit fertile à nouveau.
Je suis la javeline qui conduit la bataille
Je suis le saumon dans le bassin
Je suis la colline de poésie
Je suis le sanglier impitoyable
Je suis le fracas effrayant de la mer
Je suis une vague de l’océan
Mais qui, sauf moi, connaît le secret du dolmen brut?


8. Mabon


Adieu, ô Soleil,
Lumière perpétuelle
Dieu qui désormais se cache.
Il quitte maintenant le Royaume Elyséen
Et traverse le seuil de la mort
Pour siéger sur le trône,
Juge des Dieux et des hommes,
Chef cornu des esprits aériens.
Et maintenant qu’il se tient invisible sans le Cercle,
Il réside dans la secrète semence,
La semence du blé frais et mûr,
La semence de chair,
Dissimulée dans la terre,
Merveilleuse semence d’étoile.
La vie est en Lui,
Et la Vie est la Lumière de l’homme,
Ce qui n’est jamais né et ne meurt jamais.
Ainsi les sages ne pleurent point mais se rejouissent.


VI. Des Rites de passage


1. L’onction des nouveaux-nés


Nous sommes assemblés en ce cercle pour demander au puissant Dieu et à la gracieuse Déesse de bénir
*** fille de *** et de ***.
Qu’elle grandisse en force et en beauté, en joie et en sagesse.
Alors qu’elle est encore trop jeune pour choisir,
nous ne cherchons pas à lui imposer une voie.
Il y a plusieurs sentiers,
et elle devra trouver le sien.
Plutôt, nous demandons au Dieu et à la Déesse auxquels mènent tous les chemins de bénir,
protéger et préparer
***
durant son enfance.
Devenue adulte elle saura sans crainte et sans doute qu’elle voie est la sienne
et pourra le parcourir dans la joie.
***, mère de
***,
approchez avec votre fille pour la bénédiction.
- ***, mère de
***,
cette enfant a-t-elle un nom secret?
- Son nom secret est ***.
- De cette huile, je te oins, ***,
te donnant le nom secret de ***.
De ce vin,
je te oins au nom de Cernunnos,
le puissant Dieu.
De cette eau,
je te oins au nom d’Aradia,
la gracieuse Déesse.

Écoutez, ô Seigneurs de la tour de l'Est (Sud, Ouest, Nord).
Nous vous présentons ***,
dont le nom secret est *** (nom secret),
et qui a été ointe dûment à l’intérieur du cercle wiccan.
Sachez qu’elle est sous la protection de Cernunnos et d’Aradia.

- Puissant Cernunnos, offre à cette enfant le cadeau de la force.
- Gracieuse Aradia, offre à cette enfant enfant le cadeau de la beauté.
- Puissant Cernunnos, offre à cette enfant le cadeau de la sagesse.
- Gracieuse Aradia, offre à cette enfant enfant le cadeau de l’amour.

Les parains sont-ils dans le cercle?
- ***, Promet-tu d’être un ami de
*** pendant son enfance,
de l’aider et de la guider selon ses besoins?
De concert avec ses parents,
promet-tu de la surveiller et de l’aimer comme ton vrai sang,
jusqu’à ce qu’elle soit prète à choisir son propre sentier?
- Moi, ***, je le promet

Le Dieu et la Déesse l’ont béni
Les Seigneures des quatre Tours l’ont reconnu
Nous, ses amis, l’avons accueillis
Ainsi, ô Cercle étoilé
Brille en paix sur ***
Dont le secret est ***
Ainsi soitfait.


2. Le conjointage


- Qui veut être lié en présence de la Déesse?
Quel est ton nom, ô homme?
- Mon nom est ***
- Qui veut être lié en présence du Dieu? Quel est ton nom, ô femme?
- Mon nom est ***
*** et ***, c’est avec joie que nous vous saluons.

L’unité est équilibre, et l’équilibre est unité.
Cette baguette que je tiens symbolise l’air.
Sachez et rappellez-vous que c’est un élément de Vie,
d’intelligence et de l’inspiration intérieure.
Par cette baguette d’air nous conférons à votre union le pouvoir de la pensée.
Cette épée que je tiens symbolise le feu.
Sachez et rappellez-vous que par l’élément de lumière,
d’énergie et de vigueur qui coule en vos veines et par cette épée flamboyante,
nous conférons à votre union le pouvoir de la volonté.
Ce calice que je tiens symbolise l’eau.
Sachez et rappellez-vous que c’est l’élément de l’amour,
de la croissance et de la fertilité de la Grande Mère.
Par ce calice d’eau, nous conférons à votre union le pouvoir du désir.
Ce pentacle que je tiens symbolise la terre.
Sachez et rappellez-vous que c’est l’élément de la loi,
de l’endurance et de la compréhension inébranlable.
Par ce pentacle de terre, nous conférons à votre union le pouvoir de la stabilité.

Ô Aphrodite la vermeille,
Ne viens point sous la forme d’une demoiselle farouche,
D’une victime,
Mais viens comme l’éveilleuse,
La désirante.
Lorsqu’elle appelle les espaces extérieurs,
Le Père de Tout commence sa cour.
Elle l’éveille au désir, et les mondes sont créés.
Quelle elle est puissante,
Aphrodite la vermeille,
Celle qui éveille la virilité!
Toutes ces choses sont une.
Toutes les Déesses sont la Déesse,
Et nous l’appelons Isis,
La Toute-Femme,
Celle dont la nature est de receler toute la nature,
De donner la vie et la mort.
Elle est l’origine de la création
Car elle éveille le désir du Père de Tout
Et c’est pour lui qu’elle crée.
Au yeux des sages, toutes les femmes sont Isis.
Que l’homme admire la Grande Déesse
Dans le corps de toute femme
Attentif aux cycles,
Qu’il écoute l’appel
Le flux et le reflux des marées
Qui résonnent en son âme
Ô fille d’Isis,
Adore la Déesse,
Sache éveiller et réjouir en son nom.
Ainsi tu seras bénie par elle,
Et tu vivras dans la plénitude de la vie.
L’amante incarnera la Désse pour l’aimé.
Qu’elle ceigne la couronne des ombres
Ou qu’elle surgisse dans sa gloire,
Dorée par les flots primordiaux,
Elle appellera son aimé.
Agissant au nom de la Déesse
Elle sera sa Déesse
Et la Déesse parlera par sa bouche.
En temps que puissance intérieure,
Elle sera Perséphone couronné.
En temps puissance extérieure,
Elle sera Aphrodite la vermeille.
Ainsi, elle sera prêtresse
Et représentera la Déesse auprès de ses adorateurs.
Ils soulèveront le voile
À force de dévouement et de foi.
La vie est le rite d’Isis
Et ce qui est montré rituellement
Sera réalisé dans la vie.
C’est par le rite
Que la Déesse descend sur ses adorateurs
Que son pouvoir les visite
Et ils deviennent la substance du sacrement.

Par semence et par racines,
par branches et bourgeons,
par feuilles,
fleurs et fruits,
par la vie et l’amour,
au nom de la Déesse,
Moi, ***,
je te prend,
***,
dans ma main,
mon coeur et mon esprit,
au coucher du soleil et au lever des étoiles.
[La mort ne nous séparera pas,
car à la plénitude du temps nous renaîtrons à nouveau au même lieu et à la même époque.
Nous nous rencontrerons,
saurons, nous rappellerons et aimerons de nouveau.]

Que le soleil,
la lune, les étoiles
Et ces frères et sœurs témoignent
Que *** et *** ont été liés
Sous le regard du Dieu et de la Déesse.
Puissent le Dieu et la Déesse les bénir
Comme nous le faisons nous-même.
Ainsi soit fait!


3. La cérémonie des adieux


Aujourd’hui nous sommes assemblés dans la tristesse et la joie.
Nous sommes tristes car un chapitre est terminé,
mais nous nous réjouissons aussi,
car cette fin permet à un nouveau chapitre de commencer.
Nous sommes rassemblés pour souligner le départ de notre sœur
bien-aimée qui vient de terminer cette incarnation.
Ensemble, nous voulons la recommender aux soins et aux bénédictions du
Dieu et de la Déesse,
afin qu’elle repose,
libre des illusions et des regrets,
jusqu’au moment de sa renaissance ici-bas.
Sachant cela,
nous comprenons que la tristesse n’est rien,
et que la joie est tout.

Nous t’invoquons,
Ama,
Matrone sombre et stérile,
Où toute vie doit retourner le moment venu,
Sombre mère du calme et du repos
Devant qui tremblent les hommes
Faute de te comprendre.
Nous t’invoquons,
Hécate
Déesse de la lune décroissante
Dame de la Noire Sagesse
Que craignent les hommes
Faute de te comprendre.
Nous, les enfants cachés de la Déesse
Nous savons qu’il n’y a rien à redouter
Dans ton inévitable étreinte.
Lorsqu’il nous faudra entrer dans les ténèbres
Et il le faudra,
Ce sera pour mieux rejoindre la lumière.
Ainsi, sans pleur et sans peur
Nous recommandons ***,
notre sœur.
Conduis-là au Royaume d’Avalon
Situé entre les vies,
Et permet que notre amour l’accompagne.

Le fil d’argent de la vie se détache,
Le vase d’or se brise,
La cruche à la fontaine se casse,
La poulie usée tombe au fond du puits.
À ce moment là,
Le corps retourne à la terre d’où il a été tiré
Et l’esprit retourne à la Déesse qui l’avait donné.

Nous t’invoquons,
Aima,
Mère brillante et féconde,
Dont procède toute vie
Et dont les seins nous nourrissent tous.
Nous t’invoquons, Perséphone
Déesse de la lune croissante
Dame du printemps et des prémices
Nous te recommandons ***, notre sœur
Prend-la, garde-la, guide-la,
Conduis-la jusqu’à la plénitude du temps
Vers la renaissance et une vie nouvelle.
Fait qu’elle trouve l’amour dans sa vie prochaine
Un amour comme celui que nous lui portons
Nous, ses frères et ses sœurs.

Dans les temps anciens,
Notre-Seigneur,
le Grand Cornu était reconnu comme le Consolateur,
le Lénifiant et le Pacificateur.
En même temps,
les hommes le connaissaient comme le Redoutable Seigneur des ombres,
le Dieu solitaire,
sévère et juste.
Notre-Dame la Déesse voulait percer tous les mystères,
même celui de la Mort.
C'est ainsi qu'elle se rendit dans lui rendit visite dans le monde souterrain.
Le gardien du portail la défia:
« enlève tes vêtements et retire tes ornements,
car dans cette contrée,
tu ne peux rien emporter avec toi. »
Ainsi, la Déesse enleva ses vêtements,
retira ses ornements et fut liée comme le sont tout ceux qui entrent au Royaume des Morts.
La beauté de la Déesse était telle que le Seigneur des Ombres
lui-même s'agenouilla pour poser son glaive et sa couronne à ses pieds.
Il les embrassa en disant:
« bénis soient les pieds qui t'ont conduit en cette voie.
Demeure avec moi et laisse mes mains froides toucher ton coeur. »
Elle répondit:
« je ne t'aimes point.
Pourquoi prends-tu plaisir à flétrir et tuer tout ce que j'aime et qui me ravis? »
« Ma Dame », dit le Seigneur des Ombres,
« je suis impuissant devant l'âge et le destin.
L'âge flétrit toutes choses,
mais quand les hommes meurrent,
une fois leur temps écoulé,
je leur prodigue paix,
tranquilité et force afin qu'ils puissent retourner.
Mais toi! Tu es ravissante.
Ne retourne pas, reste avec moi. »
Mais elle répondit:
« je ne t'aimes point. »
Le Seigneur dit alors:
« si tu n'accueilles pas mes mains sur ton coeur,
tu devras recevoir la flagellation de la mort. »
« C'est le destin, et c’est pour le mieux »,
répondit la Déesse.
Et elle s'agenouilla,
et le Seigneur la flagella tendrement.
Et elle pleura:
« je sens la morsure de l'amour. »

Le Seigneur des Ombres l’aida à se lever et répondit,
« bénie sois-tu! ».
Il lui donna le quintuple baiser, disant:
« maintenant seulement peux-tu accéder à la joie et à la connaissance. »
Il lui enseigna tous ses mystères et lui donna un colier symbolisant le cycle des vies.
En échange,
la Déesse lui enseigna le mystère de la coupe sacrée,
qui est le Chaudron de la renaissance.
Ils s’aimèrent et ne furent qu’un,
car il y a trois grands mystères dans la vie humaine,
et la magie les contrôle tous.
Pour que l'amour s'accomplisse,
tu dois retourner à la même époque et au même lieu que les êtres chers,
te rappeller et aimer de nouveau.
Pour renaître tu dois mourir et te préparer à un nouveau corps.
Pour mourir,
tu dois naître.
Pour que tu naisses il faut l'amour.
La Déesse nous invite à l’amour,
la plaisanterie et la joie.
Pendant leur existence,
elle garde et chérit ses enfants cachés.
À leur mort,
elle leur enseigne la communion.
Même en ce monde elle révèle les mystères du cercle magicque,
qui est situé entre les mondes des hommes et des Dieux.
Forts de ces enseignements,
partageons maintenant la fête amoureuse du vin et des gâteaux.
En même temps,
gardons en mémoire notre sœur,
***
[avec qui nous avons si souvent célébré ce rite].
En communiant,
nous plaçons tendrement notre sœur entre les mains de la Déesse.
Ainsi soit fait!


VII. Des rituels d’initiation


1. Initiation au premier degré


- O toi qui attend sur le seuil entre le monde plaisant des hommes et le domaine effrayant du Seigneur des espaces extérieurs,
as-tu le courage de tenter le passage?
Je te le dis en vérité,
il serait préférable de te jeter sur ma lame et de périr que de tenter le passage avec la peur en ton coeur.
- J'ai deux mots de passe.
Parfait amour en parfaite confiance.
- Tout ceux qui en sont dotés sont doublement accueuillis.
Je t'en donne un troisième pour ouvrir la porte effrayante.
Tenez compte,
ô Seigneurs de l'Est (Sud, Ouest, Nord)
que ***
est correctement préparé pour être initié en tant que prêtre et sorcier.

Eko, eko, Azarak,
Eko, eko, Zomélak,
Eko, Eko, Cernunnos,
Eko, Eko, Aradia!

Dans d’autres religions le postulant s'agenouille alors que le prêtre le surplombe.
Mais dans l'Art magicque on nous enseigne l'humilité,
ainsi nous nous agenouillons pour l'accueillir et disons:

Bénis soient les pieds qui t'ont conduit en cette voie.
Bénis soient les genoux qui se poseront devant l'autel sacré
Bénis soit l'utérus sans qui nous ne serions pas.
Bénis soient les seins formés dans la beauté
Bénis soient les lèvres qui diront les noms de joie.

Nous allons maintenant prendre tes mesures
- Avant de prêter serment,
es-tu prêt à passer l'épreuve et à être purifié?
- Je le suis

Trois
Neuf
Vingt-et-un

- Tu as bravement passé l'épreuve.
Es-tu prêt à jurer fidélité envers l'Art?
- Je le suis
- Es-tu toujours prêt à aider,
protéger et défendre tes frères et soeurs dans l'Art?
- Je le suis
- Ainsi, répète après-moi:
« Moi, ***,
en présence des Puissances,
par ma libre volonté et de mon propre choix,
jure très solennellement de toujours garder les secrets de l’Art et de ne jamais les révéler,
sauf aux personnes appropriées,
correctement préparées à l'intérieur d'un cercle comme celui où je me trouve maintenant.
Je jure de ne jamais interdire les secrets à une telle personne
si elle est correctement présentée par un frère ou une soeur de l'Art.
Tout cela,
je le jure par mon espoir d'une vie future,
sachant que mes mesures ont été prises.
Puissent mes armes se tourner contre moi si je rompts ce serment solennel. »

Et moi je te marque du triple signe.
Je te consacre avec le chrême.
Je te consacre avec le vin.
Je te consacre avec mes lèvres en tant que prêtre et sorcier.

Maintenant je te présente les outils de travail.
D'abord, le glaive magicque.
Avec cela, tout comme avec l'athamé,
tu peux évoquer les cercles magicques,
dominer, soumettre et punir tout démon ou esprit rebel,
et même persuader les esprits bienfaisants.
Avec cet outil dans tes mains,
tu diriges le cercle.

Je te présente l'athamé.
Voilà la véritable arme des sorciers et possède tous les pouvoirs du glaive magicque.
Je te présente le bollène.
Il est utilisé pour façonner tous les instruments de l'art et ne peut être utilisé qu'à l'intérieur du cercle magicque.
Je te présente la baguette.
Elle sert à convoquer certains anges et génis pour lesquels le glaive magicque ne convient pas.
Je te présence le calice.
Voici le réceptacle de la Déesse,
le chaudron de Korridwenn,
le saint Graal d'immortalité.
Nous l'utilisons pour boire en toute amitié et versons des libations en l'honneur de la Déesse.
Je te présente le pentacle.
Il sert à convoquer certains esprits.
Je te présente l'encensoir.
Il sert à encourager et à accueillir les esprits bienveillants et à banir les esprits mauvais.
Je te présente le martinet.
C'est un symbole de pouvoir et de domination.
Il sert aussi à la purification et à l'illumination.
En effet, il est écrit:
« pour apprendre tu dois souffrir et être purifié. »
Es-tu prêt à souffrir pour apprendre?

- Je le suis

Enfin, je te présente les cordons.
Dans l'Art,
ils servent à lier les sceaux,
de même pour les bases matérielles.
Ils sont aussi nécessaire pour les serments.
Au nom d'Aradia,
je te salue maintenant en temps que nouveau prêtre et sorcier.

Écoutez-moi,
Puissances de l'Est (Sud, Ouest, Nord);
***
a été ordonné prêtre,
sorcier et enfant caché de la Déesse.


2. Initiation au deuxième degré


Écoutez, ô Puissances de l'Est (Sud, Ouest, Nord),
*** (nom mondain),
qui est un prêtre ordonné et un sorcier consacré
est maintenant préparé pour être fait grand prêtre et mage
(grande prêtresse et reine sorcière)

- Pour atteindre ce sublime degré il faut souffrir et être purifié.
Es-tu prêt souffrir pour apprendre?
- Je le suis
- Je te purifie afin que tu prête serment comme il se doit.

Trois
Sept
Neuf
Vingt-et-un

- Je te donne maintenant un nouveau nom,
*** (nom de sorcier choisi).
Quel est ton nom?
- Mon nom est ***
- Répète ton nouveau nom après moi,
en disant:
« Moi, ***,
jure sur le sein de ma mère et par mon honneur chez les hommes et chez mes frères et soeurs de l'Art,
de ne jamais révéler les secrets de l'Art,
sauf aux personnes appropriées,
correctement préparées à l'intérieur d'un cercle comme celui où je me trouve maintenant.
Cela, je le jure par mon espoir de salut,
mes vies passées,
et l'espoir de vies futures.
Je voue mes mesures et moi-même à la destruction totale si je rompt ce serment solennel. »

Par ma volonté,
je te transmet tout mon pouvoir.
Je te consacre avec le chrême.
Je te oins avec le vin.
Je te consacre avec mes lèvres en tant que grand prêtre et mage (grande prêtresse et reine sorcière).

Maintenant tu utilisera les outils de travail à tour de rôle.
Premièrement, le glaive magicque
Deuxièmement , l'athamé
Troisièmement, le bollène
Quatrièment , la baguette
Cinquièmement , le calice
Sixièmement, le pentacle
Septièment, l'encensoir
Huitièment, les cordons
Neuvièment , le martinet.

Maintenant, sache ceci,
en sorcellerie tu dois toujours rendre ce que tu reçois,
et le rendre au triple.
Ainsi, là où j'ai donné trois me reviens neuf;
là où j'ai donné sept me reviennent vingt-et-un;
là où j'ai donné vingt-et-un me reviennent soixante-trois.

Neuf
Vingt-et-un
Soixante-six

Tu as obéis à la loi.
Mais souviens-toi:
quand tu reçois le bien,
tu dois le rendre au triple.

Écoutez-moi,
Puissances de l'Est (Sud, Ouest, Nord);
*** a été ordonné grand-prêtre,
et mage (grande-prêtresse et reine sorcière)

Notre-Dame la Déesse n'avais jamais aimé,
mais elle voulait percer tous les mystères,
même celui de la Mort.
C'est ainsi qu'elle se rendit dans le monde souterrain.
Les gardiens du portail la défièrent:
« enlève tes vêtements,
retire tes ornements,
car dans cette contrée,
tu ne peux rien emporter avec toi. »
Ainsi, la Déesse enleva ses vêtements,
retira ses ornements et fut liée comme le sont tout ceux qui entrent au Royaume des Morts.
Sa beauté était telle que le Seigneur des Ombres lui-même s'agenouilla et embrassa ses pieds en disant:
« bénis soient les pieds qui t'ont conduit en cette voie.
Demeure avec moi et laisse mes mains froides toucher ton coeur. »
Elle répondit:
« je ne t'aimes point.
Pourquoi prends-tu plaisir à flétrir et tuer tout ce que j'aime et qui me ravis? »
« Ma Dame »,
répond le Seigneur des Ombres,
« je suis impuissant devant l'âge et le destin.
L'âge flétrit toutes choses,
mais quand les hommes meurrent,
une fois leur temps écoulé,
je leur prodigue paix,
tranquilité et force afin qu'ils puissent retourner.
Mais toi!
Tu es ravissante.
Ne retourne pas,
reste avec moi. »
Mais elle répondit:
« je ne t'aimes point. »
Le Seigneur dit alors:
« si tu n'accueilles pas mes mains sur ton coeur,
tu devras recevoir la flagellation de la mort. »
« C'est le destin, et c’est pour le mieux »,
répondit la Déesse.
Et elle s'agenouilla,
et le Seigneur la flagella tendrement.
Et elle pleura: « je sens la morsure de l'amour. »
Et le Seigneur des Ombres répondit,
« bénie sois-tu! » et lui donna le quintuple baiser,
disant: « maintenant seulement peux-tu accéder à la joie et à la connaissance. »
Et il lui enseigna toute la magie.
Ainsi, il y a trois grands événements dans la vie humaine:
l'amour, la mort et la résurrection dans un nouveau corps.
Tous les trois sont contrôlés par la magie.
Pour que l'amour s'accomplisse,
tu dois retourner à la même époque et au même endroit que l’être cher,
te remémorer et l’aimer de nouveau.
Pour renaître tu dois mourir et te préparer à un nouveau corps.
Pour mourir, tu dois naître.
Pour que tu naisses il faut l'amour.
C'est là toute la magie.


3. Initiation au troisième degré


Avant de commencer le rite sublime,
je demande purification de tes mains.

Écoutez, ô Puissances de l'Est (Sud, Ouest, Nord)
le deux fois saint et consacré *** (nom sorcier),
grand-prêtre et mage (grande prêtresse et reine sorcière),
qui est préparé et va maintenant ériger l'autel ancien.

Je dois demander purification encore une fois.

Maintenant, je dois révéler un grand secret

Aides-moi à ériger l'autel ancien
Où tous adoraient jadis;
Le grand autel de toutes choses.
Dans les temps anciens,
La Femme était l'autel.
Ainsi l'autel était élevé et placé,
Et le lieu sacré était un point au centre du Cercle.
On nous a enseigné que ce point central est à l'origine de toutes choses.
Nous devons donc l'adorer.
Et ce que nous adorons, nous devons aussi l'invoquer,
Par le pouvoir de la lance soulevée.
Ô cercle d'étoiles dont notre Père n'est que le cadet,
Merveille qui dépasse l'imagination,
Âme des espaces infinis devant qui le temps rougit,
L'esprit devient perplexe,
Et la compréhension s'obscurcit;
Nous ne pouvons t'atteindre à moins d'honorer ton image.
Ainsi, par semence et par racines,
Par branches et bourgeons,
Par feuilles et fleurs et fruits,
Nous t'invoquons,
Ô Reine de l'Espace,
Ô joyaux lumineux,
Perpétuel empyrée.
Qu'on ne parle pas de toi comme Une,
Mais comme Aucune.
Ne les laisse pas parler de toi du tout
Puisque tu es ineffable.
Tu es le point que nous adorons,
Le point au centre du cercle,
Le point de vie sans qui nous ne serions.
Ainsi sont élevés les pilliers jumeaux,
Érigés dans la beauté et la force
Pour l'émerveillement et la gloire de l'humanité.
Ô Secret des secrets
Qui est caché dans tout être vivant
Ce n'est pas toi que nous adorons
Car ce qui adore est aussi toi
Tu es ceci et je suis cela.
Je suis la flamme qui brûle au coeur de chaque homme,
Et le noyau de chaque étoile.
Je suis la vie et le donneur de vie.
Ainsi donc, la connaissance de moi est la connaissance de la mort
À moi seul, je suis le Seigneur en nous
Dont le nom est Mystère des mystères
Ouvre les voies de l'intelligence entre nous
Car voici les cinq vrais points de communion
Pieds à pieds
Genoux à genoux
Lance et Graal
Poitrine à poitrine
Lèvres à lèvres
Par le puissant nom de Cernunnos
Et par le gracieux nom d'Aradia
Que nos coeurs soient confortés
Que la lumière se cristallise en notre sang
Assurant notre résurrection
Car il n'est partie de nous qui ne soit divine.


VIII. Des autres secrets


1. Des voies de la magie


On dit que le symbole sur l'athamé
[Ndt.: l’étoile à huit branches] représente,
entre autre chose,
les huits sentiers qui mènent au Centre et les huits voies pour faire de la magie.
Ce sont:

1. La méditation ou la concentration
2. Les chants, les sorts, les invocations. Invoquer la Déesse, etc.
3. La projection du corps astral, ou transe.
4. L'encens, les drogues, le vin, etc. Toute potion qui libère l'esprit.
5. La danse.
6. Le contrôle du sang. L'utilisation des cordes.
7. Le martinet.
8. Le grand Rite.

Tu peux combiner plusieurs de ces méthodes afin de produire plus de pouvoir.
Cinq choses sont nécessaires pour pratiquer l'Art avec succès:

1. L'intention. Il te faut une absolue volonté de réussir,
une inébranlable foi dans ton succès et la détermination requise pour vaincre tous les obstacles.
2. La préparation. Tu dois être correctement préparé.
3. L'invocation. Les Puissances doivent être invoquées.
4. La consécration. Le Cercle doit être correctement évoqué et consacré, et tes outils doivent être proprement consacrés.
5. La purification. Tu dois être purifié.

Ainsi, cinq choses sont requises avant de commencer,
et huit sentiers mènent ensuite au Centre.
Par exemple, tu peux combiner 4, 5, 6, 7 et 8 ensemble dans un rituel;
ou 4, 6 et 7 ensemble avec 1, 2 et peut-être 3.
Plus tu combines, plus la puissance croît.

Il n'est pas conuenable de presenter à la Deesse une offrande comptant moins de quarante escourgées,
& uoici le secret: les nombres fauorables sont 3, 7, 9 & trois foys 7, c'est à dire 21.
Additionnés ces nombres font quarante,
ce qui signifie qu'un nombre moins parfait & moins fauorable ne seroit pas une parfaite priere.
De mesme, le quintuple salut est cinq,
bien qu'il y ayt 8 baisez;
car il y a deux pieds, deux genoulx & deux poitrines.
Et cincques foys huit uaut quarante.
De mesme, il y a 8 outils de trauail & le pentacle est 5;
& cinques fois huits font quarante.
(Note: 8 plus 5 fait 13. 8 multiplié par 5 fait 40)


2. Du pouvoir


Le pouvoir est latent dans le corps et peut être tiré et utilisé par les habiles.
Cependant, il va se dissiper rapidement,
à moins qu'il ne soit confiné dans un cercle.
Le pouvoir est exudé du corps par la peau et probablement par les orifices du corps;
tu devrais donc te préparer correctement.
La moindre saleté gâche tout,
ce qui montre l'importance d'une propreté irréprochable.
L'attitude est d'une grande importance,
aussi,
ne travaille que dans un esprit de réuérence.
Si nécessaire,
prendre un peu de vin et répéter pendant la cérémonie peut aider à produire le pouuoir.
D'autres boissons fortes et drogues peuvent être utilisées,
mais il importe d'être tempéré.
Tu ne pourras maîtriser le pouvoir évoqué si tu es le moindrement confus.
La façon la plus simple,
c'est de danser en entonnant un chant monotone,
lentement d’abord,
puis en accroissant graduellement le tempo jusqu'à étourdissement.
Les appels peuvent alors être utilisés,
mais même les cris sauvages et dénués de signification produisent du pouvoir.
Cependant, cette méthode enflamme l'esprit et complique la maîtrise du pouvoir,
quoique la maîtrise puisse être aquise auec de la pratique.
Le martinet est une bien meilleure façon,
puisqu'il stimule et excite le corps et l'esprit tout à la fois,
quoiqu'il permette de conserver la maîtrise.
La Grande Union est de loin la meilleure méthode.
Elle libère un énorme pouvoir,
mais les conditions et les circonstances la rendent difficiles à maîtriser par l'esprit les premières fois.
Encore une fois,
cela dépend de la pratique et de la force naturelle de la volonté de l'opérateur,
et dans une moindre mesure,
de celle de ses assistants.
Si plusieurs assistants expérimentés sont présents,
comme autrefois,
et si les volontés sont correctement accordées,
des merveilles adviennent.
Les magiciens noirs sacrifient du sang,
et quoique nous tenions cette méthode pour ignoble,
nous ne pouvons nier son efficacité.
Au lieu d'exuder lentement,
comme dans notre méthode,
le pouvoir surgit violemment du sang fraîchement versé.
La terreur et l'angoisse de la victime ajoutent en intensité,
et un petit animal peut susciter un énorme pouvoir.
Cependant,
il est difficile pour l'esprit humain de maîtriser le pouvoir qui émane d'un esprit animal inférieur.
Les sorciers prétendent avoir des méthodes pour y arriver,
et cela est d'autant plus aisé que l'animal sacrifié est supérieur.
Lorsque la victime est humaine, le problème disparaît totalement.
(La pratique est abominable, mais c'est ainsi).
Les prêtres le savent bien,
eux qui accumulent un énorme pouuoir par la souffrance et la terreur des victimes des autodafés
(les feux agissant à peu près comme les cercles).
Les flagellants du temps jadis évoquaient certainement le pouvoir,
mais il était perdu, puisqu'il n'était pas confiné dans un cercle.
Cependant,
la quantité de pouvoir généré était si grande et si continue
que n'importe quel initié pouvait l'harnacher et l'utiliser de la même façon.
On chuchotte qu'une victime humaine consentante pourvue d'assistants hautement expérimentés
pouvait réaliser des miracles lorque son esprit restait fixé sur le Grand Oeuvre.
Mais de cela je ne parlerai pas.


3. De la préparation convenable


Nu, mais des sandales (non des souliers) peuvent être portés.
Pour l'initiation,
attache les mains derrière le dos,
à la hauteur des reins,
puis attache le cordon autour du cou en formant une laisse qui pende devant la gorge.
(Ainsi, les bras forment un triangle sur le dos).
Quand l'initié s'agenouille devant l'autel,
la laisse est attachée à un anneau fixé à l'autel.
Un petit cordon est attaché comme une jarretière à la jambe gauche de l'initié,
juste au dessus du genou,
le bout rentré.
Un autre cordon est attaché autour du mollet droit,
le bout rentré afin de ne pas nuire au déplacement.
Ces cordons sont utilisés pour attacher solidement l'initié
lorsqu'il s'agenouille devant l'autel,
et ils doivent être assez long pour servir cet usage.
Les genoux aussi doivent être solidement liés.
Cela doit être fait avec précaution.
Si l'aspirant se plaint de douleurs,
le lien doit être relâché quelque peu. Si tu veux induire un état de transe par rétention du flot sanguin,
un léger inconfort suffit,
alors qu'un grand inconfort retiendrait la transe.
Il faut donc prendre le temps d'ajuster le lien jusqu'à tension idéale,
et seul l'aspirant peut t'aider à y arriver.
(Bien sûr, cela ne s'applique pas à l'initiation,
puisque la transe n'est pas désirée,
mais aux fins du rituel,
il est bon que l'initié soit attaché assez solidement pour se sentir absolument impuissant,
mais sans inconfort.)

La mesure au premier degré est prise de cette façon:
la hauteur du cou, du coeur et du sexe.
Si quelqu'un se rend coupable en trahissant les secrets,
la coutume veux que ses mesures soient enterrées à minuit dans un marécage,
et qu'il soit maudit en disant :
« puisses-tu pourrir comme tes mesures ».


4. De la danse de réunion


La demoiselle doit conduire.
Un homme doit placer ses deux mains sur sa taille,
se tenant derrière elle,
et ainsi de suite en alternant hommes et femmes.
Ainsi la demoiselle mène la danse et tous la suivent.
À la fin, elle dirige le groupe dans une spirale dextrogyre.
Lorsqu'elle rejoint le centre
(et il est préférable qu'il soit marqué d'une pierre)
elle se retourne et embrasse chaque homme venant à elle.
De même, chaque personne arrivant au centre se retourne,
les hommes embrassant les femmes,
et les femmes embrassant les hommes.
En suivant la musique,
ce jeu est plein de gaieté,
mais il faut s'exercer pour y arriver bien.
Notes que les musiciens doivent observer les danseurs et accélérer ou ralentir le tempo comme il convient.
Pour les débutants la musique doit être lente sans quoi il y aura confusion.
Cela est excellent pour présenter les gens après une grande assemblée.


5. Des Cris


Jadis on utilisait plusieurs chants et cris,
et surtout pour danser.
Nous avons oublié plusieurs de ces chansons;
mais nous savons qu'on utilisait les cris
« IAU »,
« HAU »,
qui ressemblent aux cris
« ÉVO » ou ‘ÉVOÉ’ des anciens.
Plusieurs d'entre-eux dépendaient de la prononciation.
Dans ma jeunesse, quand j'entendais le cri
« IAU »,
il me semblait entendre
« AEIOU », ou plutôt « HAAEE IOOUU » ou « AA EE IOOOOUU ».
C'est la façon de les prolonger qui en fait des cris convenables.
Cela suggère qu'il s'agissait des initiales d'une invocation,
comme ‘AGLA’ jadis.
On raconte que c'est le cas pour l'alphabet hébreux en entier,
et qu'il était récité comme un puissant charme.
En out cas, il est certain que ces cris ont de puissants effets durant les danses,
comme je l'ai moi-même constatée.
Les autres cris sont
« IEHOVA » et « EHEIE ».
De même « HO HO HO ISE ISE ISE ».
« IEO VEO VEO VEO VEOU OROU OU OVOVO »
pourrait être un sort,
mais c'est plus probablement un appel,
à l'instar du « ÉVOÉ ÉVOÉ »
des Grecs et du « ÉVÉ HO! » des marins.
« Emen hetan » et « Ab hur, ab hus »
semblent être des appels,
tout comme le « horse and hattacok,
horse and go!
Horse and pellatis, go, go, go! »
et le « toure-loure, dansons alentour ».
« Thout, tout a tout tout,
throughout and about
» et « rentum tormentum »
sont probalement des tentatives mal prononcées de restituer des formules anciennes,
quoi qu'ils aient peut être été inventé
par quelque malheureux torturé pour taire la véritable formule.


6. Du cône de pouvoir


Ceci pourrait bien être l'ancienne façon.
Le cercle est marqué et les gens étaient placés à l'entour pour fouetter les danseurs.
Un feu ou une chandelle était à l'intérieur,
à l'endroit où les objets de culte sont censés être.
Tous faisaient alors une ronde jusqu'à ce qu'ils sentent avoir libéré assez de pouvoir.
S'il s'agissait d'un rite de banissement,
ils commençaient par tourner de façon dextrogyre pour finir de façon sinistrogyre,
avec plusieurs ronde dans chaque sens.
Ils formaient enfin une file,
et se tenant par la main,
couraient vers le feu et criaient ce qu'ils désiraient.
Ils continuaient jusqu'à l'épuisement ou jusqu'à ce que quelqu'un défaille,
lorsqu'ils pensaient avoir porté le sort à destination.


7. Des épreuves de l’art magicque


Apprend la leczon de l'esprit qui ua chargé de deshonneur,
car c'est l'esprit qui arreste les epaules & non le poids.
L'armure est lourde,
mais c'est un noble fardeau & les hommes s'y tiennent droits.
Contraindre & limiter un sens sert à accroitre la concentration d'un aultre.
Fermer les paupierres aide à ouir.
De mesme, lier les mains de l'initiée accroyt les perceptions mentales,
tandis que l’escourge augmente la uision interne.
Ainsi, l'initiée trauerse fierement,
comme vne princesse,
sachant que cela sert à accroitre sa gloire.

Cependant, cela n'est possible qu'auec l'aide d'vne autre intelligence,
& dans vn cercle,
pour euiter la dissipation du pouuoir generé.
Les prestres tentent de faire de mesme auec leurs flagellations
& mortifications de la chair.
Manquant l'aide des liens,
& leur attention estant detournée par la flagellation elle-mesme,
ils dissipent rapidement le peu de pouuoir qu'ils generent.
Il n'est pas etonnant qu'ils echouassent souuent,
puisqu'ils ne trauaillent normalement pas dans un cercle.
Les moines & ermites y arriuent mieulx,
puisqu'ils operent dans de minuscules cellulles & grottes,
qui agissent vn peu comme des cercles.


8. Pour la clairvoyance


La clairvoyance vient à différentes personnes de différentes façons.
Elle vient parfois naturellement,
mais peut être induite de plusieurs manières.
La méditation profonde et prolongée peut suffire,
mais seulement si tu es doué,
et habituellement,
un long jeûne est nécessaire.
Jadis les moines et les soeurs obtenaient la clairvoyance par de longues vigiles,
combinées avec le jeûne et la flagellation jusqu'au sang.
D'autres mortifications de la chair étaient pratiquées qui donnaient des visions.

En Orient on s'infligeait différents tourments tout en s'asseyant en position de crampe,
ce qui retardait le flot sanguin.
Longue et continues,
ces pénitences donnaient de bons résultats.

L'Art nous enseigne une méthode plus aisée,
qui consistent à intensifier l'imagination tout en maîtrisant la circulation sanguine,
et la meilleure façon d'y arriver est d’utilise les rituels.

L'encens est bonne pour appaiser les esprits,
elle induit la relaxation chez l'aspirant et aide à créer une athmosphère propice à la suggestion.
La myrrhe, la gomme mastique, les racines de rue aromatique,
l'écorce de cannelle, le musc, le genièvre, le santal et l'ambre gris sont tous valables,
mais l'encens de patchouli est le plus efficace.

Après la formation du cercle,
lorsque tout est correctement préparé,
l'aspirant doit d'abord lier et amener son tuteur dans le cercle,
invoquer les esprits appropriés pour l'opération,
danser en rond jusqu'à l'étourdissement,
tout en invoquant et annonçant l'objet des travaux.
Enfin, il doit utiliser le martinet.
Cela fait, le tuteur doir lier l'aspirant à son tour,
juste assez pour retarder légèrement le sang sans causer d'inconfort.
Ils dansent en rond encore une fois.

Devant l'autel, le tuteur flagelle son pupille avec des coups légers,
constants et monotones.
Il importe que le pupille voit venir les coups,
de manière à n'entraîner qu'une douleur fugitive et à fouetter l'imagination.
Il importe que les coups soient légers,
le but n'étant que d'augmenter l'influx sur le dos pour diminuer celui de la tête.
Combiné avec des liens légers,
cela ralentit la circulation sanguine et induit une stupeur somnolente.
Le tuteur doit rester attentif,
et dès que l'aspirant parle ou dort,
il doit cesser la flagellation.
Le tuteur doit aussi veiller à ce que le pupille ne refroidisse pas.
Si le pupille lutte ou semble en détresse il faut le réveiller sur le champs.

Ne sois pas découragé si les résultats ne surviennent pas dès la première expérience.
Les effets se font habituellement sentir après deux ou trois essais.
Les effets viendront après deux ou trois expériences,
puis ils se manifesteront plus rapidement.
Bientôt, le rituel pourra être abrégé,
mais n'oublie jamais d'invoquer la Déesse ou de former le cercle.
Pour de meilleurs résultats il est préférables de trop ritualiser les premières fois.

On a constaté que cette pratique créait des liens affectifs entre l'aspirant et le tuteur,
et cela facilite les résultats s'il en est ainsi.
Si pour quelque raison il était indésirable qu'une telle affection naisse,
cela peut être évité.
Dès le début,
on s'accordera sur la nature fraternelle ou parentale de cette affection.

Souviens-toi qu'il faut évoquer le cercle correctement pour éviter de dissiper le pouvoir généré.
Le cercle est aussi une barrière contre toutes forces gênante ou malfaisante,
car pour obtenir de bons résultats tu dois te débarasser de toutes perturbations.
Souviens-toi que l’obscurité,
la flamme des chandelles,
l'encens et le mouvement régulier du martinet ne sont pas des effets de scène.
Ce sont des instruments mécaniques pour stimuler la suggestion,
laquelle ouvre les portes de l'extase,
confère la connaissance et permet de communier avec la Déesse.
Une fois parvenu,
le rituel devient inutile puisque tu maintiens l'extase à volonté.
Cependant, le rituel demeure le meilleur moyen jusqu'à ce moment,
ou lorsque tu désires guider un compagnon vers la béatitude.


9. Pour quitter son corps


Il est mal avisé de tenter de quitter son corps sans avoir préalablement obtenu la clairvoyance.
Le rituel de clairvoyance peut être utilisé,
mais trouve d'abord un coussin confortable.
Agenouilles-toi de sorte que tes cuisses,
ton ventre et ta poitrine soient bien appuyés,
les bras tendus en avant et attachés de chaque côté,
de sorte que tu te sentes vraiment poussé en avant.
Alors que la transe s'induit,
tu devrais sentir un courant t'entraîner vers le sommet de ta tête.

Le martinet doit avoir un mouvement de tirant,
comme pour te retenir en arrière.
Les deux volontés doivent s'accorder en conservant une tension égale et constante.
Lorsque vient la transe,
le tuteur peut t’aider en t'appellant doucement par ton nom.

Tu te sentiras probablement tiré hors de ton corps,
comme si tu entrait dans un étroit passage,
et tu seras debout derrière ton tuteur,
voyant ton corps sur le coussin.
Tente d'abord d'entrer en communication avec ton tuteur.
S'il est clairvoyant,
il te verras probablement.

Au début, ne t'éloignes pas trop,
et il est préférable d'être accompagné par quelqu'un d'expérimenté.

Note: lorsque tu désires regagner ton corps afin que l'esprit et la matière coïncident à nouveau,
PENSE A TES PIEDS.
Cela entraînera le retour en place.


10. Les outils magicques


Selon la tradition,
les meilleures matières pour fabriquer les outils sont celles qui ont été vivantes,
par opposition aux matières artificielles.
Ainsi,
le bois ou l'ivoire font de meilleures baguettes que le metal,
qui est plus approprié pour les épées ou couteaux.
Pour les talismans,
le vélin est préférable au papier manufacturé,
etc. De même,
les objets façonnés à la main sont valables,
puisqu'ils sont habités par la vie.


11. Pour fabriquer un chrême d’onction


Prendre vn plat en ceramique à moitié rempli de sayndoux ou d'huile d'oliue.
Aiouter des feuilles de menthe chifonnées.
Mettre au bain-marie.
Remuer de temps à autre.
Après quatre ou cinq heures filtrer à trauers vne etoffe à fromage & remettre dans le plat.
Aiouter de nouuelles feuilles iusqu'à ce que le parfum soit intense.
Faire la mesme chose auec de la mariolaine,
du thym & des feuilles seches de patchouli,
sy tu en as (car ce sont les meilleures).
Lorsque les huiles sont fortement parfumées,
les melanger & sceller le tout dans vne iarre hermetique.

Oindre derriere les oreilles,
sur la gorge,
sur la poitrine
& le sein.
Dans les rituels de benediction,
oindre les genoux
& les iambes,
& de mesme pour les rituels liés aux uoyages ou à la guerre.


12. Autres


Une note sur la bénédiction du vin et des gâteaux.
On raconte qu'autrefois la bière et l'hydromel étaient souvent utilisés au lieu du vin.
On dit que des spiritueux ou n'importe quoi peut être utilisé,
« pourvu que ce soit vivant ».

Tous sont frères et soeurs.
C'est pour cette raison que même la grande-prêtresse doit se soumettre à l’escourgée.

Si tu es tenté d'admettre ou de te vanter d'appartenir au culte,
souviens-toi que tu mets tes frères et soeurs en danger.
Bien que les bûchers de la persécution soient aujourd’hui éteints,
qui sait lorsqu'ils flamberont de nouveau?
Plusieurs prêtres connaissent nos secrets.
Ils savent fort bien que si la bigoterie s'appaise,
et que si les joies de notre culte sont révélées,
plusieurs voudront le joindre,
affaiblissant ainsi le pouvoir des Églises.
Si nous acceptons trop de recrues,
les bûchers pourraient flamber à nouveau.
Ainsi, garde toujours les secrets.

Ceux qui participent aux rituels doivent savoir exactement quels résultats ils souhaitent obtenir
et doivent garder leur esprit fermement fixé sur le résultat désiré,
sans flancher.


ICI SE TERMINE
LE LIBER VMBRARVM
QUE LES DIEVX VOVS BENISSENT!
(Trad.: Cédric Lelièvre, Convent de l'Alouette)
alexandr@yorku.ca